C’est Noël dans notre monde

 

En ces temps troublés où nombreux sont ceux qui se sentent exclus, méprisés,

abandonnés, je crois qu’avec la grâce que nous avons de nous savoir être aimés, nous

avons une parole à porter et un rôle primordial à jouer pour apaiser ces tensions.

C’est en ce sens que la Conférence des Evêques de France a lancé, la semaine dernière

par voie de presse, un « Appel aux catholiques de France et à nos concitoyens ». Nos

évêques qui écrivaient il y a 2 ans : « il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas

nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la

colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante

des habitants de notre pays, et qui expriment ainsi des attentes et de profonds désirs

de changements. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés

par les situations de précarité et d’exclusion que vivent beaucoup sur le territoire

national ».

 

Ouvrons nos cœurs à la naissance du Christ et entrons dans son espérance pour le

monde. Soyons avec sa lumière dans l’attention aux autres, portons la autour de nous.

Nos paroisses sont par nature et par vocation la « maison de famille fraternelle et

accueillante »pour tous et la « famille de Dieu, fraternité qui n’a qu’une âme ».

À ce moment de notre histoire, nous pouvons le montrer et apporter notre contribution

pour aider notre société tout entière à surmonter la crise qu’elle traverse. Sans se

substituer aux politiques, l’Église offre un espace pour faire grandir la fraternité.

Chacun et chacune d’entre nous a la possibilité, voire la responsabilité, d’agir à son

niveau. Ainsi, je vous propose 2 réunions : « Crise sociale : débattre et proposer ! »

mardi 8 janvier dans les salles paroissiales de Saint François de Sales et

Vendredi 11 janvier à Sainte Magdeleine, 20h30.

 

2 réunions pour partager nos sentiments et nos réponses à ces questions que nous

posent nos évêques et les services caritatifs de notre Église :

 

Quelles sont selon vous, en essayant de les hiérarchiser, les causes principales

du malaise actuel et des formes violentes qu’il a prises ? Qu’est-ce qui pourrait

permettre aux citoyens dans notre démocratie de se sentir davantage partie

prenante des décisions politiques ? Quels sont les lieux ou les corps intermédiaires

qui favoriseraient cette participation ? Quel « bien commun » recherché ensemble

pourrait fédérer nos concitoyens et les tourner vers l’avenir ? Quelles raisons

d’espérer souhaitez-vous transmettre à vos enfants et petits-enfants ? Quelles

propositions clés locales et nationales souhaitons-nous mettre en avant pour avancer

vers une société juste, durable et fraternelle, où chacun puisse vivre dignement ?

 

Je vous souhaite, à tous et à toutes vos familles, de passer d’excellentes fêtes de fin

d’année et de vous ressourcer pour aborder 2019 plein d’enthousiasme à faire partager.

 

Père Jean-Emmanuel Gouze, votre curé

coordonnées et adresses