Pierre

Comme probablement beaucoup de gens de mon âge, j’ai eu longtemps une vision contraignante de la Confession: un passage obligé mais un peu pénible, un aveu de choses qui font honte, un sentiment de culpabilité; cela ravivait des souvenirs d’enfance peu agréables.

Ce n’est qu’assez récemment que j’ai découvert à quel point la Réconciliation (et comme le mot est plus porteur que celui de Pénitence…) était tout autre chose: un dialogue avec un frère qui représente l’Église et Dieu mais qui est là pour écouter et non pour juger, pour accompagner et non pour punir.

Et aussi que le sacrement est un chemin de réconciliation qui ne passe pas seulement par un aveu mais, d’abord, par une louange, une reconnaissance de ce que Dieu fait pour moi, de ce qu’il y a de bien dans ma vie.

C’est ensuite seulement que je peux parler de ce qui me met mal à l’aise, de ce que j’aurais aimé ne pas faire, des attitudes dont je ne suis pas fier. Et je demande la guérison ; cela passe par une prière que je peux faire avec le prêtre, par la lecture d’un texte de l’évangile ou un psaume. L’absolution vient alors comme une manifestation tangible de l’Amour de Dieu qui me revivifie, qui rétablit l’alliance et qui me donne la paix.

 

Alexis

Lorsque j’étais petit, dès l’âge de 6 ou 7 ans, mes parents ne nous laissaient pas vraiment le choix, et nous allions nous confesser en famille, 3 fois par an. Cette démarche m’était plutôt difficile, et c’est en grandissant que j’ai entretenu et approfondi le sens de ce sacrement, que j’y ai trouvé goût, et même un besoin pour me sentir en paix avec moi-même, avec les autres et avec Dieu.

Trois ou quatre fois par an, le sacrement de réconciliation est aujourd’hui pour moi un moment privilégié de cœur à cœur avec Dieu pour lui redire combien Il est important pour moi, combien j’apprécie tous les bienfaits dont il m’inonde au quotidien, pour lui dire aussi que je regrette les moments où je me suis laissé détourner de Lui pour me hasarder sur des voies qui ne mènent pas au vrai bonheur qu’Il souhaite pour nous, ses enfants.

Je lui offre mes chutes répétées. Alors, Dieu, par l’intermédiaire du prêtre, me dit : « Moi, je te pardonne tous tes pêchers »… quel vertige dans la grandeur du don d’amour qui m’est fait ! Par son pardon, Dieu me montre que je compte personnellement pour Lui. Je reçois aussi son aide pour mes combats intérieurs futurs.

Alors que 10 minutes avant, je me sentais sale, l’esprit chargé depuis des mois par mes culpabilités et mes remords, des erreurs et des blessures, voilà que par Son « je te pardonne tout», le Seigneur me relève et me renvoie en mission le cœur guéri et l’âme en fête !

Seigneur, je te rends grâce pour ce sacrement de réconciliation qui est pour moi un grand ressourcement à la source de ton Amour.

 

Catherine

A l’évocation: - d’un lieu de rencontre, - d’un entretien dans la Foi, - d’un événement lumineux, - d’une liberté retrouvée, - d’une force et d’une joyeuse Espérance, Pensez-vous au Sacrement de Réconciliation?

Pour moi, ma relation au sacrement de réconciliation a progressivement changé grâce à des propositions d’Église novatrices et positives qui renouvellent la Confession et permettent de se détacher du formalisme d’antan.

Depuis quelques années, je m’y prépare et m’y rends avant les grandes fêtes religieuses en confiance sachant que je sortirai de cet échange priant plus légère et le cœur en paix, ma relation aux autres restaurée. En cette période de chemin vers Pâques, laissons-nous tous réconcilier avec la Réconciliation…

La porte est grande ouverte: à nous d’en trouver le chemin. Chacune de nos histoires est tissée de pardon et d’amour mais il est difficile de définir nos péchés. L’important ce n’est pas de savoir-faire ni comment faire mais se laisser faire en allant rencontrer un Prêtre en ce temps de carême.

Premier temps: je dis merci et je rends grâce pour ce que je suis et je dis au Prêtre ce qui me réjouit dans la vie.

Deuxième temps: je suis accueillie tel que je suis. Je désire entrer en conversion et je donne un nom à ce que j’ai fait de moins bien et de mal. Je confie tout à Dieu, en quelque sorte, je lui « donne » mes manques d’amour qui me blesse, blesse l’autre, blesse Dieu. La culpabilité ne sert à rien et le péché renferme mais ayons en tête et dans le cœur que le point de vue de Dieu sur nous est bien différent de ce que nous pensons de nous. « Il est plus facile de se haïr soi-même que de s’aimer simplement sous le regard de Dieu avec toutes nos faiblesses » a écrit si justement Bernanos.

Troisième temps: je ressors de cet échange joyeux. Mon cœur est en Paix.

Le sacrement de réconciliation est l’occasion unique et personnelle de rencontrer celui qui peut me réconcilier avec l’existence et qui fait grandir

 

Jérémy

Pour moi, Jérémy, baptisé adulte, ce sacrement a été une continuation. Oui, on peut dire que j’ai continué à répondre à l’appel de Dieu. Lors de ces temps de préparation aux grandes fêtes de l’Église du Christ, que sont l’Avent et le Carême, je pousse la Porte de la confession pour rencontrer et retrouver le Seigneur qui m’attend. Car la porte est toujours ouverte et Dieu nous attend tel que nous sommes et non tel que nous nous rêvons. Il faut juste se laisser saisir par l’amour miséricordieux, présent comme dans chaque sacrement.

Lors de ce sacrement, je suis face au Seigneur et je commence par lui rendre grâce pour tous ses bienfaits, pour l’œuvre que Dieu ne cesse de réaliser en moi. Je me laisse ensuite transformer, renouveler car la confession n’est pas une simple annulation des péchés mais un véritable changement dans nos cœurs, et on ne peut changer tout seul.

Lorsque le dialogue s’installe, en présence de l’Esprit Saint, dialogue avec le Prêtre, avec Dieu et avec nous même, on s’entend parler de ses propres péchés et à plusieurs on voit mieux, on voit mieux toutes nos ruptures d’alliances. Et alors, on progresse, on révèle tout ce qui était enfouie, on dépose tout au pied de la Croix.

On se convertit donc, en assumant son mal et Dieu soigne notre fragilité, transforme notre cœur par sa puissance et nous permet de repartir fort, humble et confiant en ce Dieu qui nous aime. Je finirai ce témoignage en rappelant que le Christ, nous a laissé 2 commandements : Aimer Dieu et « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant » Aimer les Hommes or il n’y a « pas d’amour possible, si on ne s’aime pas soi-même » Profitez donc de ce temps de Carême pour vous libérez de vos péchés.

 

Marie-Agnès

Je vivais ce sacrement de réconciliation de manière un peu machinale En grandissant dans ma foi, j’ai compris qu’il s’agissait de déposer dans les mains du Christ tout ce qui fait ma vie: joies, craintes, difficultés…car l’important n’est pas de tomber mais de se relever » A travers quelques mots clefs, voici une évocation de ce que le péché et le sacrement représente pour moi.

Évocation

Si le péché était un mot ce serait  fermeture .

Si le péché était une route, ce serait une impasse.

Si c’était une rupture ce serait celle d’une alliance.

Si c’était une blessure, ce serait celle de l’amour.

Si le sacrement était un rendez-vous, c’est moi qui serais attendue.

Si c’était un objet, ce serait une porte ouverte.

Si c’était un verbe, ce serait relier.

S’il tenait en 3 mots ce serait : Merci, Pardon, S’il te plaît.

Si c’était un état, il s’agirait de la transparence.

Si c’était un désir, ce serait celui de la liberté retrouvée.

 

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